Couverture de Le monde secret d’Adélaïde

Le monde secret d’Adélaïde

AUTEURE : Elise Hurst
ILLUSTRATRICE : Elise Hurst

TRADUCTRICE : Christiane Duchesne
À partir de 3 ans
32 pages

Au cœur de la ville, Adélaïde mène une vie paisible. La nuit, elle écoute le chant des étoiles, mais durant le jour, elle veille sur ceux qui lui ressemblent, ceux qui vivent en silence, qui dansent, ceux qui rêvent, solitaires.

Rien ne lui laisse croire que bientôt, d’une manière imprévue et dans une grande joie, son monde secret se sera métamorphosé.

Un conte empreint d’une grande, grande tendresse et qui nous rappelle l’importance de tisser des liens. Que de grandes choses peuvent arriver lorsque nous avons le courage de sortir de l’ombre. Un texte tellement juste et des illustrations envoûtantes!

Distinction

  • Sélectionné pour deux prix importants en Australie, le Prime Minister’s Literacy Award et le CBCA Picture Book of The Year.

Renseignements supplémentaires

  • ISBN 978-2-924645-11-6
  • Distribué par dimedia.com
  • Distribué en Europe par Harmonia Mundi à partir du 22 avril 2021
18,95 $

« Adélaïde vit seule, contemple son monde, en connaît chaque recoin. C’est la rencontre d’une autre solitude qui va l’amener à changer, à vivre ce monde autrement. Un texte poétique qui prend tout son sens à la lumière des illus- trations. Ces peintures riches, qu’on ne se lasse pas d’observer encore et encore, donnent une profondeur somptueuse à l’histoire. Un album splen- dide qui nous porte de la solitude vers la rencontre de l’autre. »

Marie Dupin de St-André, Le Pollen

« Au milieu d’une ville grouillante d’activité où s’affairent des ours bien vêtus, des renards, des chats, des humains et des autruches, Adélaïde, une jeune fille lapin, passe ses journées seule dans son atelier à l’abri derrière un rideau rouge. Sa sensibilité, son regard brillant et chargé d’émotion, ses oreilles coquines nous rappellent d’autres lapins « humanisés », qu’on pense à The Velveteen Rabbit de Margery Williams et de William Nicholson, aux nombreuses familles de lapins de Beatrix Potter, à The Country Rabbit and The Little Gold Shoe de Marjorie Flack ou encore à la complexe psychologie de l’exode des lapins dans Watership Down. Les illustrations à l’huile, impressionnistes et émouvantes, dotent Adélaïde du même sentiment brûlant, pathétique, de la même intelligence que ceux-ci. La douloureuse solitude d’Adélaïde et son suprême désir de communication font de cet ouvrage un album parfaitement approprié à des lecteurs plus âgés. Sa formidable fantaisie plaira aux enfants de tous les âges : des poissons et des voiliers planent au-dessus des rues, le centre-ville est peuplé d’animaux pendant que, sans se connaître, Adélaïde et Renard racontent la vie de l’autre, l’une par l’écrit. Lorsque la tempête se lève, les faisant entrer l’un et l’autre en collision, le cœur du lecteur vibre aussitôt devant cette œuvre d’art magistrale, marquée de traits et de couleurs à couper le souffle. Les portraits d’animaux aux prises avec des sentiments humains surprennent par l’exactitude de leurs émotions, de leur empathie, et de leur superbe exécution. Les sentiments complexes exprimés à travers des tableaux sont si poignants qu’ils demandent une deuxième lecture. »

Kirkus

« Coup de cœur du jour pour cet album magnifique! Peu de mots, beaucoup de sentiments. Le choc de rencontrer son âme sœur, savoir que le monde ne sera plus jamais le même... superbement illustré, une écriture évocatrice, un chef d'œuvre! "Le monde secret d'Adelaide" d'Elise Hurst aux editions D'eux »

Librairie Buroplus Lanaudière

« L'australienne Elise Hurst est l'une des belles découvertes que vous pourrez faire en 2017 grâce aux éditions D'eux : elle a un coup de pinceau hallucinant et sait user de couleurs chaudes et vaporeuses pour nous transporter dans son univers anthropomorphique. Dans ce premier album en français, il y a Adélaïde, une artiste qui raccommode les solitudes... »

Les libraires

« On aime d'abord les illustrations, puis le texte vient se greffer directement sur les images et les fais vivre d'autant plus. Tranquillement, on apprend à connaître Adélaïde et le monde dans lequel elle se réfugie et duquel elle s'inspire. Puis, parfois sans que l'on s'y attende, de nouvelles rencontres ou des événements imprévus peuvent changer bien des choses. Un album qui demande à être lu et relu. »

Caroline Billo, Librairie Monet

Au cœur de la ville, Adélaïde mène une vie paisible. La nuit, elle écoute le chant des étoiles, mais durant le jour, elle veille sur ceux qui lui ressemblent, ceux qui vivent en silence, qui dansent, ceux qui rêvent, solitaires. Rien ne lui laisse croire que bientôt, d’une manière imprévue et dans une grande joie, son monde secret se sera métamorphosé. Sélectionné pour deux prix importants en Australie, le Prime Minister’s Literacy Award et le CBCA Picture Book of The Year, Le Monde secret d'Adélaïde est un livre parfait pour une lecture à voix haute. Accompagnant le texte, les illustrations pleines pages viennent incarner l'histoire. L’Australienne Elise Hurst est une artiste, illustratrice et autrice autodidacte spécialisée en littérature jeunesse. Avec plus de 55 publications à son actif, elle est reconnue pour ses œuvres surréalistes nostalgiques et anthropomorphiques, remplies de détails luxuriants. Elle transporte son travail narratif dans ses peintures à l’huile et ses dessins, qui sont appréciés d’un large public d’amateurs partout dans le monde.

https://actualitte.com/article/99933/avant-parutions/le-monde-secret-d-adelaide-raconter-les-histoires-de-la-nuit-et-des-jourshttps://actualitte.com/article/99933/avant-parutions/le-monde-secret-d-adelaide-raconter-les-histoires-de-la-nuit-et-des-jours

« Adélaïde habite un petit atelier derrière un rideau rouge […] Le jour, elle repère les gens silencieux, les gens paisibles, ceux qui dansent, qui soupirent et qui rêvent chacun de leur côté. » Si ces petites parcelles du monde permettent à la lapine de remplir sa vie, il lui manque pourtant toujours quelque chose, jusqu’à cette journée d’orage où elle fait la rencontre de Renard. Traduit par Christiane Duchesne, ce texte poétique d’Élise Hurst relie d’un fil rouge des destinées qui se croyaient solitaires. Mais au-delà de cette union, il y a d’abord et surtout la rencontre entre deux mondes que tout devait naturellement séparer. La découverte de l’Autre et l’importance de sortir de son cocon sous-tendent ce récit lumineux. Il faut dire que la sensibilité qui se dégage de ce texte, bref mais intense, est par ailleurs palpable dans les tableaux de Hurst. L’aspect diffus créé par le pinceau, les angles en constant mouvement, les couleurs chaudes, la présence de personnages étonnants — mêlant volontiers humains et animaux anthropomorphes dans une danse toute naturelle — contribuent à répandre le mystère qui participe des rencontres les plus improbables.

Marie Fradette Le devoir

Il sort aujourd'hui et il était très attendu par l'équipe de Polymômes, il est merveilleux, il est fantastique, c'est Le monde secret d'Adélaïde de Elise Hurst aux éditions D'eux. Adelaïde a une vie tranquille, elle observe le monde et les gens qui l'entourent. Elle veille sur ceux qui lui ressemblent, les solitaires, les rêveurs, les artistes. Elle vit seule dans son petit monde poétique mais bientôt sa bulle va éclater, une tempête arrive. Mais heureusement le beau temps revient toujours et peut amener avec lui des joies insoupçonnées. Un véritable chaudoudou à offrir de 4 à 104 ans. PS : les libraires ne peuvent pas être tenus pour responsables de l'envie soudaine de danser sous la pluie ou d'avoir une petit lapin à câliner qui suit la lecture de cet album.

https://www.facebook.com/SaurampsPolymomes/posts/291438102675900?notif_id=1619073194434401¬if_t=mention&ref=notif

Une peinture magnifique au service d’une histoire sensible et poétique, peuplée d’animaux anthropomorphes, sur le thème du coup de foudre. Un bouleversement joliment amené que cette rencontre, fortuite, entre deux artistes vieillissants, solaires et solitaires, qui vont se découvrir sur la même longueur d’ondes, pareillement attentifs au monde qu’ils créent. Le fil rouge du rideau de l’atelier comme symbole du lien qui va les relier, est la promesse d’un futur heureux et chaleureux. Une page de leur rencontre était déjà écrite puisque Renard, qu’Adélaide n’avait pourtant jamais remarqué auparavant, l’avait pris pour modèle, elle, la gracieuse demoiselle, en même temps qu’il peignait bien des thèmes récurrents, sujets de ses oeuvres à elle. A travers cette histoire joliment esquissée, l’auteure invite le lecteur à suivre son instinct, à aller de l’avant, à ne jamais renoncer à s’ouvrir au monde. Trouver l’autre, la perle rare, l’âme soeur, est possible même quand tout semble déjà joué, nous dit-elle. Le coup de foudre entre ses deux artistes vieillissants va naitre d’un hasard opportun: la perte de son cahier d’esquisses par le renard. Ici, la météo est à l’unisson du sentiment amoureux. C’était lors d’un orage, et ce soir là, il y avait indéniablement de l’électricité dans l’air. Les peintures sublimes de paysages urbains peuplés de personnages gracieux, les couleurs chatoyantes donnent une ambiance très chaleureuse à cette histoire par ailleurs pudiquement évoquée, presque suggérée. L’album fait partie d’une sélection pour deux prix importants en Australie d’où est originaire son auteure-illustratrice (le Prime Minister’s Literacy Award et le CBCA Picture Book of The Year). Sa lecture dégage un doux parfum de nostalgie, d’humanité et de poésie.

https://www.opalivres.fr/la-collection/selections-du-mois/le-monde-secret-dadelaide-♥/

Dès la première page, on est transporté dans le monde magnifique d'Adélaïde, une lapine qui se trouve bien seule dans son immense atelier d'artiste. Un jour, une tempête gronde. Tout le monde panique et elle aperçoit Renard qui s'enfuit et laisse tomber quelque chose derrière lui... Est-ce le début d'une nouvelle vie pour Adélaïde ? Chaque illustration est une merveille. L'autrice utilise de la peinture à l'huile et ça ne fait que servir merveilleusement cette histoire. Le texte est poétique et émouvant. On peut passer très longtemps à observer chaque détail. On voit à travers le regard d'Adélaïde et c'est tout simplement magnifique. On aimerait rester pour toujours dans le monde secret d'Adélaïde ! On adore.

https://www.croqulivre.fr/pages/nouveautes/avis-sur-les-albums-1/le-monde-secret-d-adelaide-de-elise-hurst-d-eux-2021.html

Un album sublimissime à regarder et à lire à voix haute aux plus jeunes : Le monde secret d'Adélaïde d'Elise Hurst, traduit de l'australien par Christiane Duchesne, éditions d'Eux (avril 2021). Adélaïde est une magnifique artiste, elle travaille dans son petit atelier, derrière son rideau rouge, elle embellit la vie des autres et pourtant elle se sent bien seule... Il y a du Edward Hooper, version album jeunesse, dans ces splendides dessins-là !

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/franceinfo-junior-livres/franceinfo-junior-livres-le-bonheur-de-lire-a-voix-haute-avec-les-petits-champions-de-la-lecture_4376761.html

Cet album est une pure merveille de poésie et de tendresse. Il est tout simplement splendide. Je pense que les superlatifs vont me manquer pour décrire la beauté des illustrations. C’est tellement beau. Chaque page est une véritable œuvre d’art. On est irrémédiablement attiré par les couleurs chaudes et vibrantes des illustrations. Dans cette histoire relativement courte on suit Adélaïde une lapine solitaire qui rêve de loin la vie qu’elle pourrait avoir. Il suffira d’une rencontre pour que sa vie change. Les éditions D’eux nous offre avec cet album un pur bijou. Vous l’aurez compris c’est un immense coup de cœur que je ne peux que vous conseiller.

https://nathilit.wordpress.com/2021/04/27/le-monde-secret-dadelaide/

Un conte empreint d’une grande, grande tendresse et qui nous rappelle l’importance de tisser des liens. Que de grandes choses peuvent arriver lorsque nous avons le courage de sortir de l’ombre. Un texte tellement juste et des illustrations envoûtantes! Adelaïde est une rêveuse sensible à son environnement. Elle observe, veille sur sa ville où évoluent mille solitudes. Un jour, un carnet, des dessins la bouleversent et elle a une révélation. Elle va créé du lien d'une façon inattendue. Un album de toute beauté! A la fois mélancolique, tendre, surréaliste, délicat, poétique, c'est une invitation à la réflexion et à la douceur. C'est un album aux illustrations envoûtantes, enveloppantes, qui vous happe jusqu'à la dernière page. Je suis totalement tombée sous le charme de cet ouvrage qui recèle plein de surprises et qui se révèle davantage à chaque lecture. C'est un livre à partager, à lire ensemble.  C'est un album doudou, dont on a envie de caresser chaque page; le travail de peinture, le jeu de texture, de couleurs, de mouvements, l'univers onirique et très particulier d'Elise Hurst, vous encouragent à aller au delà de ce que l'on voit tant dans le texte que dans l'image. Un petit bijou à découvrir absolument!

http://parfumsdelivres.blogspot.com/2021/05/le-monde-secret-dadelaide-delise-hurst.html

Le livre ouvert, le lecteur est plongé dans une illustration aux peintures ouatées, aux dessins précis et pourtant à effets vaporeux. Les couleurs rendues innombrables par la variation des tons suggèrent plus qu’elles n’installent dans un décor. L’univers est celui de la ville, mieux d’un quartier où vit Adélaïde, une lapine triste, solitaire, rêveuse. C’est que la ville est habitée par des animaux humanisés et quelques humains rares parmi les passants. La composition est simple comme il sied à un récit pour enfant : on entre d’abord dans le monde d’Adélaïde, on la suit dans la rue un jour de tempête, et on assiste à sa transformation psychologique avec la découverte d’un amour pour le renard, lui aussi solitaire, lui aussi cultivant son jardin secret. Le texte de l’australienne Élise Hurst est de haute tenue lexicale pour un jeune lectorat, mais il s’appuie sur des illustrations qui explicitent ou commentent, voire interprètent. La narration est à la troisième personne par le texte et redoublée par un point de vue extérieur pour l’image. La cohérence entre l’instance narrative ainsi instituée, la composition, enfin l’interaction du textuel et du visuel est totale. Nous n’épousons pas le point de vue intérieur d’Adélaïde, nous la suivons et entrons en empathie avec elle dans la cohérence du monde qui se dessine au fil des pages. L’image sollicite l’imaginaire jusqu’au surréalisme des situations anthropomorphiques. Le ciel est autant une mer que le royaume des oiseaux, un port qu’un aquarium géant où se meuvent des poissons rouges. L’album invite le jeune lectorat à associer des images et des mots sans lien entre eux mais qui s’ouvrent sur de nouveaux espaces interprétatifs. C’est une exploration intérieure avec pour effet un élargissement de nos représentations. Le Monde secret d’Adélaïde raconte comment Adélaïde va entendre ses désirs à la lumière de ce qui la pousse à la rencontre du renard. L’amour est rencontre, celle à laquelle nous préparent et l’association des mots et surtout les associations des motifs iconiques. Au début, la vie d’Adélaïde semble paisible, mais l’enveloppement imagé dirige la lecture vers une forme de mélancolie sans détresse, une contemplation de l’âme même d’une ville. Cet espace urbain quelque peu intemporel interroge la modernité contemporaine et se fond dans le paysage d’une intimité en recherche de la réalisation de soi. La contemplation du lever du soleil, l’écoute contemplative des étoiles sont, pour Adélaïde, autant de conversions à l’univers mais aussi de conversion de l’univers en elle. Le merveilleux s’ouvre, certes, mais un merveilleux triste. Seule la rencontre amoureuse va transformer le merveilleux en union de la réalité et de la surréalité. Et cette union sera due à la rencontre de l’Autre tapi au plus profond de chaque acte de création d’Adélaïde seule dans son atelier, tapie au plus profond de chacun de ses actes de contemplation et d’observation rêveuse. La rencontre de l’Autre estompe la mélancolie car, ainsi, naît le lien social. Dans le plus intime de la relation se love l’ouverture la plus accomplie au monde. Avec Le Monde secret d’Adélaïde le surréalisme s’installe dans le secteur jeunesse en versant son identité artistique au genre de l’album. Certes, c’est une constante dans ce genre, mais Élise Hurst transfigure une tonalité en définition littéraire de l’album, avec une cohérence constitutive. Un chef d’œuvre qui anime de vie nouvelle l’école littéraire du surréalisme.

http://lisezjeunessepg.blogspot.com/2021/05/#2929920275151271992

Le monde secret d’Adélaïde : illustrations somptueuses, récit poétique et tendre, un album magnifique ! Cet album est un conte, un conte empreint d’une merveilleuse tendresse, qui rappelle l’importance des liens que l’on tisse, de ces rencontres qui adviennent quand on a le courage d’entrer dans la lumière. L’histoire est celle d’une lapine, qui rêve sa vie plutôt qu’elle ne la vit, dans une routine solitaire et tranquille. Elle observe les autres, qui l’attirent, mais dont elle a sans doute un peu peur. Une solitude heureuse, qui ne demande qu’à laisser entrer le partage. Un événement inattendu bouscule ses douces habitudes. Le texte est beau, empreint d’une poésie remarquable et suffirait à faire apprécier cet album. Mais il est magnifié par des illustrations absolument sublimes, à la tonalité surréaliste. Le choix de l’anthropomorphisme, associé à la luxuriance des détails, donne au lecteur la sensation de vivre dans cette ville, de partager le quotidien de ses habitants, qu’Elise Hurst dépeint avec beaucoup de subtilité et de tendresse. Métaphore de l’écriture, de l’histoire qui tisse des liens, réflexion sur la solitude et la joie d’être avec les autres, Le monde secret d’Adélaïde parle de nostalgie, d’appréhension, de réjouissance, de tout un éventail d’émotions qui transparaissent tant dans le récit que dans les illustrations. Le monde secret d’Adélaïde est destiné aux petits, qui apprécieront la beauté des dessins, le foisonnement de détails, la palette des couleurs tour à tour éclatantes et pastel, mais également un texte tendre et poétique. Nous gageons qu’il séduira aussi les grands, par son message touchant et la qualité esthétique de ses tableaux.

https://lagrandeparade.com/le-manege-des-momes/coups-de-coeur/4732-le-monde-secret-d’adélaïde-illustrations-somptueuses,-récit-poétique-et-tendre,-un-album-magnifique.html?fbclid=IwAR37qhG0R0ED5rlYcof-lw_IcZsnVZIC-xdfkKoMs9u5116ZnA0twQu2GyM

Un joli conte sur l'importance de tisser des liens.

Télépro 27 mai 2021

Le monde secret d’Adélaïde est un magnifique album qui porte bien son nom. Le parcourir, c’est s’introduire dans un monde onirique et singulier. Dans ce monde, celui d’Adélaïde bien sûr, s’entremêlent silhouettes animales et humaines sans distinction. L’univers créé par Elise Hurst, autrice et illustratrice, est riche et anthropomorphique. Le jeune lecteur va évoluer au cœur de cette aventure avec bonheur. Il n’y a pas si longtemps ses compagnons en peluche faisaient partie de son quotidien, et c’était bien ! L’histoire se vit plus qu’elle ne s’analyse. Les illustrations enveloppent le lecteur. Chaque page, ou double page, est conçue comme un tableau. Le pinceau d’Elise Hurst est coloré, chaud, intense, vaporeux. Son graphisme est très expressif. Mouvements et sentiments sont palpables au premier regard. En alchimie, la narration est brève, rythmée et poétique. Le tout interroge : Que fabrique l’homme penché sur son établi ? Pourquoi un gros ours triste ici ? Ces poissons sont-ils volants ? Les petits bateaux ont-ils des ailes ?... Tout cela à titre d’exemples non exhaustifs car nous faisons confiance aux enfants pour être très inventifs en la matière ! De nostalgique, l’atmosphère évolue grâce à un heureux imprévu jusqu’à l’allégresse. L’enfant, ainsi plongé dans une dimension surréaliste, côtoie l’intériorisation, la solitude, la recherche de liens. Mais il sent, il constate, qu’il existe dans la vie une situation, un sentiment, qui peut tout changer, tout embellir. Ce sentiment à un nom, bien entendu. Nous préférons laisser aux futurs lecteurs de ce précieux album le privilège de le découvrir par lui-même...

Catherine Arvel https://www.encres-vagabondes.com/magazine7/hurst.htm

J’ai eu un vrai coup de cœur pour cet album, ce petit écrin de poésie. Il y a une émotion assez incroyable se dégageant des illustrations. En peu de mot, l’autrice nous conte l’histoire d’une rencontre, d’un moment clef. Ce magnifique livre nous rappelle l’importance de tisser du lien avec les autres, et dans le contexte actuel, je vous assure qu’il m’a d’autant plus émue. Adélaïde, la petite lapine héroïne de cette histoire, souffre de solitude, et j’y ai vu une belle analogie de ce qu’on peut ressentir dans la vie (et ce, même quand on est entouré). Le texte est simple, concis, mais utilise un langage poétique. Il est accessible pour les petits en lecture accompagnée. Et je vous le recommande fortement.

http://www.bykimysmile.com/2021/05/29/lire-avec-les-plus-petits-38/

Dans Le monde secret d’Adélaïde, l’artiste australienne Elise Hurst livre un texte court et poétique. Son rythme doux laisse le temps de s’imprégner de l’atmosphère onirique des illustrations, de sublimes et envoutantes peintures à l’huile dans lesquelles l’auteure-illustratrice esquisse des scènes de vie quotidienne à la fois tendres et mélancoliques, regorgeant de détails évocatoires. Par l’expressivité de leurs traits et la douceur de leurs regards, les animaux anthropomorphisés nous émeuvent, nous sommes touchés également par la justesse des émotions qu’ils dégagent. Les jeux de textures, les contrastes provoqués par la juxtaposition de couleurs sombres et éclatantes, ainsi que les traits aériens qui composent des scènes tantôt paisibles, tantôt tourmentées, transportent les lecteurs et lectrices dans un monde fantasmagorique. Comme Adélaïde, on s’interroge sur les personnages que l’on croise, on s’imagine leurs histoires : d’où vient ce navire qui vogue sur les nuages ? Quelle est la destination de cette ourse à l’air chagrin ? Quels jeux, quelles histoires inventent ces trois lapins en cirés jaunes ? Si l’album s’ouvre sur une note plutôt triste, la fin transmet un message chaleureux et lumineux. Avec Le monde secret d’Adélaïde, Elise Hurst signe un album délicat et touchant sur le courage de s’ouvrir aux autres et de trouver sa propre voix.

https://ricochet-jeunes.org/livres/le-monde-secret-dadelaide

Le monde secret d’Adélaïde est le titre du livre-jeunesse d’Elise Hurst, dont la couverture, au format conséquent de 31cm par 24,5cm, propose deux tableaux brossés avec souplesse, en léger flouté, au recto et au verso de l’album. Deux tonalités également, l’une nocturne, où une hase vêtue de rouge écarlate veille sous un ciel étoilé, et l’autre plus diurne, où le Léporidé prend le thé avec en vue des buildings. Une grande ville, voire une mégalopole, peut-être New-York, Canberra ou Sydney, est peuplée d’animaux reprenant les postures, les us et coutumes des humains, buvant un café, se dépêchant le matin, travaillant, créant, etc. Ainsi, des lapins, des lièvres, un singe, un éléphant, des chats, des ours et des oies, une kyrielle d’animaux voisinent étrangement parmi des femmes et des hommes aperçus dans les foules. Les mammifères, les carnivores et les herbivores de tous horizons se côtoient en paix, anthropomorphisés, genrés, s’envolant même parfois ! Chaque page enchante le regard, offre un passage de l’existence de la rêveuse Adélaïde, frêle Lagomorphe au prénom doublement connoté, d’origine germanique, formé sur la racine adal (noble), et hai (lande, bruyère), et capitale de l’Australie-Méridionale. Elle observe différents lieux et personnes et s’adonne ensuite à la peinture, s’éclairant à la bougie. Munie d’un carnet, elle s’assied en hauteur pour suivre le déroulé des activités des citadins. Vus par ses yeux, les bâtiments semblent ceux de maisons de poupée. Le monde imaginaire et le spectacle du réel se mélangent et cela va rompre la solitude d’Adélaïde aux douces oreilles roses. La police de caractères, aux lettres un peu tremblées, ajoute à la clarté de la lecture du texte. Le récit est ramassé, concis, et laisse une belle part aux illustrations de grande importance, souvent en double page. Le style privilégié de la technique à l’huile, brillante, riche, la palette chromatique complexe, l’organisation spatiale et la composition des formes, des objets, des corps, sont polis comme des bijoux, en larges aplats savoureux – véritable prouesse plastique. Les verts Véronèse claquent près du carmin, des sfumato orangés, les modelés vaporeux des verts printemps nimbent l’atmosphère surréelle. Les personnages sont auréolés de clarté, de flammes, comme si la lumière partait de l’intérieur. La rigueur géométrique des immeubles est atténuée par le rendu mousseux et flottant des touches. Le blanc cassé occupe une place particulière et les reflets des individus s’anamorphosent au sol. Ce monde flottant est onirique. Un chat mystérieux de velours noir bleuté y enseigne devant une classe de lapereaux dorés. Des poissons évoluent dans les airs, suivant quelque courant marin. Tout vole en spirale, dans l’apesanteur et le rêve. À offrir à tous les enfants, sans restriction.

Yasmina Mahdi http://www.lacauselitteraire.fr/le-monde-secret-d-adelaide-elise-hurst-par-yasmina-mahdi
Page intérieure du livre Le monde secret d’AdélaïdePage intérieure du livre Le monde secret d’AdélaïdePage intérieure du livre Le monde secret d’Adélaïde

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