Couverture de La case 144

La case 144

AUTEURE : Nadine Poirier
ILLUSTRATRICE : Geneviève Després
À parir de 5 ans
32 pages

Renseignements supplémentaires

  • ISBN 978-2-924645-43-7
  • Distribué au Canada par Dimedia
  • Distribué en Europe par Harmonia Mundi
18,95 $

Le jeu entre la réalité du vieillard et l’imagination de la petite est par ailleurs perceptible dans quelques pages transparentes disposées dans la première moitié du récit pendant laquelle Lia rêvasse d’un génie capable d’exaucer des vœux. Et la case 144 dans tout ça ? Il faut aller voir, tout au bout de la craie.

Marie Fradette, Le Devoir

« Encore une fois, Nadine Poirier touche au cœur (j’ai pleuré en lisant Le jardinier qui cultivait des livres et j’ai été fort émue ici aussi) avec une histoire qui allie l’imaginaire enfantin et une réalité plus dure, plus triste, celle d’un homme sur un bout de trottoir, itinérant. À travers le regard de son héroïne, elle parle de la vie du vieil homme sans jugement, sans vouloir « éduquer » ses lecteurs. À hauteur d’enfant, elle nous présente simplement sa réalité au fil des questionnements de la fillette ainsi que le lien fort qui se tisse entre ces deux êtres jusqu’à la finale, parfaite. Les artisans de la maison d’édition D’eux ont un talent certain pour associer les auteurs et les illustrateurs et la magie fonctionne ici aussi. L’illustratrice Geneviève Després se glisse dans le texte et le sublime. D’abord à travers la bouille sympathique du personnage principal et un rendu de la ville surprenant, alors qu’avec une architecture, un escalier, un panneau de vitesse et la met en scène. Mais c’est surtout avec le jeu de transparence et le jaune éclatant de la couverture qu’elle réussit un coup de maitre, enveloppant toute l’histoire de douceur et de lumière. Un livre qui fait du bien et donne envie de s’intéresser à ceux qu’on croise dans la rue… »

Sophie Gagnon, Les petits pois lisent tout

Trouver un angle aussi lumineux pour traiter de l’itinérance avec justesse et tendresse, cela reflète de l’immense talent de l’autrice, Nadine Poirier, talent dont on a pu témoigner lors de la lecture du désormais classique, Le jardinier qui cultivait les livres. Vous aurez aussi reconnu les traits vaporeux et colorés de Geneviève Després qui nous a offert Dépareillés et La ruelle, un autre de nos favoris Dans La case 144, l’illustratrice s’est réellement surpassée, notamment grâce aux insertions en filigrane lorsqu’on nous plonge dans l’imagination foisonnante de la fillette. La sensibilité de la jeune Lia nous a touchées droit au cœur dès la première lecture, surtout par le geste qu’elle pose à la toute fin. Si bien que nous savons dès lors que nous aurons probablement de la difficulté à en faire la lecture à voix haute devant nos élèves. Soit. Une oeuvre comme celle-ci illustre à quel point les histoires servent autant à mettre des mots sur nos émotions qu’à tisser des liens sociaux, tel qu’en témoigne le manifeste On a tous besoin d’histoires. « Dans les albums, grâce aux illustrations qui tiennent une place aussi fondamentale que le texte, les enfants s’approprient souvent les émotions du héros (…) (Les enfants) ont, comme nous tous, cette capacité à compatir avec l’autre. Un fort sentiment d’empathie. » (C) Marie Barguidjian, On a tous besoin d’histoires, p. 27 Pour toutes sortes de raisons, mais principalement pour l’humanité qui en émane, cet album se doit de faire partie de votre bibliothèque. Vos élèves, vos proches, vous-mêmes, tous et toutes avons intérêt à s’imprégner de la réalité d’autrui, réalité si près de nous, celle qui attend au coin de votre rue ou à la sortie du métro. Donc lorsqu’il nous prendra l’envie de nous plaindre de rester confiné.e.s à la maison, nous irons revisiter La case 144 afin de se rappeler la chance que nous avons d’avoir un toit au-dessus de nos têtes. Et vous? Irez-vous y faire un tour?

http://enseignerlitteraturejeunesse.com/2020/03/23/prendre-conscience-de-ses-privileges-premiere-partie/
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